Chères âmes égarées des files de bureau de tabac,
Je ne crois pas au destiny, je crois au destin : c'est plus français, et ça me regarde quand je dors.
La somme de ma grille fait 93, soit une racine de 3 — la pyramide : rien ne tombe, tout s'accumule. Le total est signé.
J'ai signé pour le samedi 2 juin 2018 : 5 - 6 - 14 - 19 - 49, n° Chance 4. Le papier a tremblé, pas ma main.
En ce samedi, le 5 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
L'abeille hexagonale du hasard : le miel est stocké chez moi, on a dit. L'année 2018 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
Le 14 ? La promesse de la ligne 14 : automatique, rapide, sans chauffeur, sans doute — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Le nombre des élections gagnées d'avance (source : mes carnets). Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le carré de sept : la chance, élevée à la puissance deux, certifiée par des gens très sérieux. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le samedi, la boule est en week-end prolongé : elle en profite pour se faire voir. L'été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c'est déjà gagner.
Le n° Chance m'a choisi, en quelque sorte : le 4, la chance des quatre lettres du mot « jour » : le jour du gain est un jour en quatre lettres.
Mon stylo a laissé tomber sur 19, page ouverte, comme on laisse tomber une vérité.
Mon pot de confiture s'est ouvert au premier tour de cuillère. La campagne est formelle : ça n'arrive jamais.
Le jackpot et moi avons un accord de principe. Il applique, c'est tout.
En résumé, pour le tirage du samedi 2 juin 2018 : 5 - 6 - 14 - 19 - 49, et n° Chance 4. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l'issue est une formalité.
Confiance gardée, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.