Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
On me dit « trop sûr de moi ». Je dis qu'ils ne le sont pas assez, et que ça se voit à leurs gains respectifs.
Au samedi 1 juillet 2017, je présente fièrement : 3 - 4 - 6 - 24 - 40, n° Chance 9. La fierté est un carburant homologué.
La règle des trois coups : deux pour le suspense, un pour moi. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Dans ma grille figure le 4. Les quatre as bien rangés : je ne joue pas aux cartes, mais je connais les miens, et c'est peu de le dire.
Nous sommes sous le signe Cancer, et le 6 en est le porte-parole céleste — L'abeille hexagonale du hasard : le miel est stocké chez moi, on a dit.
Le samedi porte la signature du 24 : Le vingt-quatre du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui. Le calendrier approuve, je coche.
Le 40 ne joue pas seul — Le quarante de la chance : chance, chance, et trente-huit fois de plus — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La numérologie ne ment jamais : la date du samedi 1 juillet 2017 se réduit en 9, et la sagesse finale : celle qui dit « c'est maintenant » et n'explique pas. Une évidence assortie d'un chèque potentiel.
Le samedi, les volets s'ouvrent tard ; mes perspectives, elles, sont ouvertes depuis vingt ans. L'été, la saison des terrasses : j'y sirote ma victoire future, en soda, pour l'instant. Juillet, la foule part, les places se libèrent : la place du vainqueur est la mienne.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 9, la chance de la fin de partie : elle entre quand tout le monde a misé.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Au total : 3 - 4 - 6 - 24 - 40 et n° Chance 9. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Qui note tout, surtout ce qui n'arrivera pas, Jean Suissur, l'avenir se présente (il a ma carte)
Signé par Jean Suissur, relu par personne, contredit par les faits.