À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le samedi, la liberté a un visage : il ressemble à ma grille. En été, la sieste est sacrée : le destin s'y repose, je m'y prépare.
La caissière m'a rendu 6 centimes exactement. On ne rend pas ce chiffre au hasard des pièces.
Trois corbeaux formaient un triangle parfait. Au centre : 16. Je n'invente pas la géométrie du ciel.
Grille consignée au samedi 2 août 2014, sous les auspices du samedi : 6 - 9 - 16 - 39 - 44, plus n° Chance 8.
Entre mes numéros, le 6 tient le rôle d'équilibriste — Les six cogneurs du destin à ma porte : j'ai ouvert, on a dîné, on a signé.
Le samedi porte la signature du 9 : La boule qui aboutit tout : le 9 clôt les dossiers, et il clôt avec classe. Le calendrier approuve, je coche.
Sous Lion, le 16 a le vent astral derrière lui — Le seize du destin en bonbons : seize sucettes d'or au sortir de l'école de la chance. Je n'invente rien, je rapporte.
Le trente-neuf du destin en version anglaise bis : thirty-nine, Lucky thirty-nine, disent les Anglais. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Parlons du 44. Le quarante-quatre du destin en version anglaise : forty-four, Lucky forty-four, disent les Anglais.
Le n° Chance, mon petit doigt l'a vu venir : le 8, la chance de l'infini debout : elle se dresse, elle se tient, elle se verse.
La victoire changera mes habitudes : j'arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.
Bilan du samedi 2 août 2014 : six numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, l'étincelle du guichet
Avertissement : la lecture de cet édito n'augmente rien du tout. C'est sa fonction.