Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
Au mercredi 20 août 2014, je présente fièrement : 7 - 29 - 30 - 46 - 47, n° Chance 4. La fierté est un carburant homologué.
Été : La Rolls des numéros : peu de gens y ont droit, moi j’ai le permis depuis toujours. La saison appelle le 7, je n’ai fait qu’exécuter.
Parlons du 29. Le jour prétexte : le destin a besoin d’un prétexte, moi non.
Le 30 était prévisible dès 2014 : Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 46 rejoint la numérologie du jour : la date du mercredi 20 août 2014 se réduit en 8, et le 8, la fortune verticale : elle tombe droit, elle tombe chez moi. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
En ce mercredi, le 47 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Je fais toujours la somme de la date. Le mercredi 20 août 2014 donne 8, et 8 signifie ceci : la fortune verticale : elle tombe droit, elle tombe chez moi. Je n’invente rien.
Le mercredi, le messager des dieux frappe à ma porte : je lui ai laissé un mot, avec ma grille dessus. L’été, la lumière est si franche que les coïncidences n’osent pas se cacher. Août, le mois des plages et des chèques oubliés dans des sachets de vacances — je ne perds rien, moi.
Le n° Chance ne se joue pas, il se mérite : le 4, la chance des quatre roues motrices : elle avance par tous les temps.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 47. L’ordinateur sait qui commande.
Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n’ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.
Je résume pour les archives : 7 - 29 - 30 - 46 - 47, n° Chance 4, le mercredi 20 août 2014. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Jean Suissur, fini les petites fortunes, place aux grandes habitudes
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.