À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Pour le tirage du mercredi 1 février 2012 : 8 - 19 - 35 - 36 - 39 et n° Chance 3. C'est court, c'est dense, c'est moi.
Le 8 ? L'huitième étage avec vue : ascenseur en panne chez les autres, escalier en marbre chez moi — je l'ai intégré en connaissance de cause.
En ce mercredi, le 19 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
On m'a demandé pourquoi le 35. Réponse : Le trente-cinq du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants. Question suivante ?
Chandelle standard du compteur — quand la lumière s'allume, elle est chez moi. En hiver, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 39 était prévisible dès 2012 : La trente-neuvième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le mercredi, la semaine balance : elle penche déjà du côté de mon portefeuille. L'hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l'équation est claire. Février, le mois des surprises courtes : vingt-huit jours de suspense.
Le n° Chance m'a choisi, en quelque sorte : le 3, la chance qui rebondit : trois fois rien, trois fois tout.
Le destin m'a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Bilan du mercredi 1 février 2012 : six numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Nous rappelons la règle : tout est hasard. Jean rappelle la sienne : tout est Jean. Le débat continue.