Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Depuis le temps, les librairies ne vendent plus de livres de numérologie dans mon quartier : j'ai tout expliqué, il ne restait rien à écrire.
Pour ce tirage du mercredi 1 juillet 2009, je livre : 20 - 26 - 38 - 39 - 40, et n° Chance 10 en boussole.
Sous Cancer, le 20 a le vent astral derrière lui — Le vingt du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants. Je n'invente rien, je rapporte.
Le 26 ? L'alphabet du destin en version solfège : do ré mi fa sol, et je chante — je l'ai intégré en connaissance de cause.
En 2009, les numéros comme le 38 ont le vent en poupe — Le trente-huit du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui — et je ne fais que suivre le vent.
J'ai choisi le 39 parce que la date du mercredi 1 juillet 2009 se réduit en 1, et le 1, le capitaine à bord : l'équipage des boules obéit, le cap est mis sur mon portefeuille. Le 39 est cet esprit incarné.
La quarantième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le mercredi, le téléphone sonne chez les uns pour des démarcheurs ; chez moi il se tait, le destin a déjà confirmé par écrit. L'été, la saison des terrasses : j'y sirote ma victoire future, en soda, pour l'instant. Juillet, les terrasses de nuit bruissent : moi je dors, ma grille veille, c'est elle le vigile.
J'ajoute le n° Chance — le 10, la chance du dix de der : dix de der, chèque de secours.
Une odeur de gâteau à 40 heures dans un escalier où personne ne cuisine. Vous croyez au hasard, vous ?
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d'une conférence de presse sobre. Probablement.
Ce que je joue au mercredi 1 juillet 2009 tient en une phrase : 20 - 26 - 38 - 39 - 40, et n° Chance 10 pour tenir ma main.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, à contre-courant des courbes — par goût
Avertissement : la lecture de cet édito n'augmente rien du tout. C'est sa fonction.