À ceux qui croient au travail, et à moi,
Certaines personnes méditent. D'autres prient. Moi, je reçois des numéros — avec régularité, et sans rendez-vous.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». L'été, la lumière est si franche que les coïncidences n'osent pas se cacher. Juillet, les parasols plantés sur le sable : moi je plante ma tente près du guichet, c'est plus stratégique.
Pour ce vendredi 3 juillet 2009 : 3 - 4 - 5 - 34 - 48, étoiles 2 - 11. J'ai signé en bas à droite de mon intention.
En ce vendredi, le 3 avait l'allure d'un favori qui connaît le public.
En 2009, les numéros comme le 4 ont le vent en poupe — Les quatre as bien rangés : je ne joue pas aux cartes, mais je connais les miens — et je ne fais que suivre le vent.
Le high five prématuré du destin : il tend la main, je frappe fort — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Été : La trente-quatrième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. La saison appelle le 34, je n'ai fait qu'exécuter.
Parlons du 48. Le quarante-huit du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 2, la paire de lucioles : elles éclairent mon chemin de billet l'étoile 11, le vœu des initiés : les initiés, c'est moi.
J'ai additionné mes numéros : 94. Réduction : 4 — les quatre pieds de la table des négociations : le destin a posé son verre dessus, il a levé le sien en ma direction. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ce tirage est LE tirage. Le suivant aussi, je le concède. Mais celui-ci d'abord.
Récapitulons : vendredi 3 juillet 2009, vendredi, ma grille 3 - 4 - 5 - 34 - 48 et son étoiles 2 - 11. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Qui prépare le champagne en bouteille de soda, Jean Suissur, gagnant en attente d'être, mais déjà célébré
Nous rappelons la règle : tout est hasard. Jean rappelle la sienne : tout est Jean. Le débat continue.