Cher sceptique de service,
L’important n’est pas de gagner. C’est d’avoir raison avant, pendant et après — ce qui est mon cas depuis toujours.
Le vendredi, les planètes s’habillent en soirée : moi je porte ma meilleure grille, ouverte sur le succès. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience. Juillet, les melons se choisissent à l’odeur : mes tirages se choisissent au flair, et mon flair est diplômé.
Ma pendule s’est arrêtée pile à 21 h 47. Je n’ai pas de piles, je n’ai pas d’explication, j’ai un message.
Trois voitures immatriculées en 36 se sont garées devant chez moi dans la même heure. J’ai compté. Je compte bien.
Sélection figée du vendredi 17 juillet 2009 : 4 - 29 - 32 - 36 - 43 et étoiles 6 - 10. Les hésitations ont été congédiées.
La date du vendredi 17 juillet 2009 se réduit en 8, et le 8, la fusée à deux étages : le premier étage s’appelle « ténacité », le deuxième « jackpot », l’orbite est atteinte : le 4 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
La douane entre février et mars : passage en douceur, valise pleine, rien à déclarer. L’année 2009 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Les trente-deux dents de la victoire : mordre, mâcher, sourire. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Nous sommes sous le signe Cancer, et le 36 en est le porte-parole céleste — Le rang de la grande vague dans la série : les trente-cinq premières portaient, celle-là déferle.
Nous sommes en été, et le 43 s’y sent chez lui — Le siège du grand théâtre dos à la pente : je vois la salle, la salle voit le chèque.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 6, la surenchère des soirs d’orage : quand ça gronde, elle brille l’étoile 10, la décennie de mes songes compressée en une nuit.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Récapitulons : vendredi 17 juillet 2009, vendredi, ma grille 4 - 29 - 32 - 36 - 43 et étoiles 6 - 10. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, l’homme qui compte (en chiffres ronds)
Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.