Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Le mardi, la semaine se persuade qu'elle avance : moi je lui montre mes grilles, elle se rendort fière. En hiver, le froid choisit ses élus : les miens portent des gants et signent des chèques. Février, les crêpes se retournent à la maison : ma fortune a fait de même, et elle est retombée sur le bon côté.
Mon bulletin du mardi 4 février 2020 : 15 - 17 - 18 - 34 - 49, étoiles 8 - 11. On ne déchire pas une œuvre, on l'encadre.
Entre mes numéros, le 15 tient le rôle d'équilibriste — La moitié du mois qui donne le ton : la première moitié annonce, la seconde exécute.
J'ai choisi le 17 parce que la date du mardi 4 février 2020 se réduit en 1, et le 1, le ski de tête dans la poudreuse : il trace, les autres suivent la trace. Le 17 est cet esprit incarné.
Nous sommes en hiver, et le 18 s'y sent chez lui — La Lune des tarots : marées favorables, chèques nocturnes, tout est documenté.
Le ciel du mardi 4 février 2020 place le Verseau en ascendant de mes affaires — Le trente-quatre de la première bougie double : trente-quatre flammes, trente-quatre souffles, trente-quatre chèques. Le 34 traduit.
En 2020, les numéros comme le 49 ont le vent en poupe — Le quarante-neuf de la grille qui danse : quarante-neuf, comme le cours de la victoire en bourse du destin — et je ne fais que suivre le vent.
Mes étoiles du soir : l'étoile 8, la patineuse artistique : huit temps de grâce, un temps de gain l'étoile 11, la double porte du firmament : elle s'ouvre sans clé pour mon billet.
On gagne une fois dans sa vie. Moi je dis : pourquoi pas à chaque fois, et on ajustera.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 15 - 17 - 18 - 34 - 49 — plus étoiles 8 - 11. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Jean Suissur, certain du contraire de vos statistiques
L'équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.