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Chroniques de Jean — Euromillions, décembre 2010

5 chroniques, dans l'ordre du calendrier. Chroniques antérieures au lancement de juhuj.com (16/09/2026) : reconstituées selon la même formule déterministe, en n'utilisant que l'historique antérieur à chaque tirage — jamais son résultat.

Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,

Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.

Voici ma sélection du vendredi 3 décembre 2010, et je vous prie de la lire debout : 1 - 2 - 34 - 38 - 40, étoiles 1 - 11.

Le vendredi porte la signature du 1 : Celui qu'on lit en premier et qu'on oublie — exactement le profil du numéro qui sort au moment où personne ne regarde. Le calendrier approuve, je coche.

Nous sommes en hiver, et le 2 s'y sent chez lui — Nombre du complice — et le destin, c'est d'abord une complicité bien choisie.

Parlons du 34. Le trente-quatre du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants.

La date du vendredi 3 décembre 2010 se réduit en 9, et le 9, la générosité du gagnant : le palmarès en témoignera : le 38 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

La quarantième minute du match : but à la quarantième, c'est ma signature — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.

J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 1, le sommet de la pointe : on ne monte pas plus haut l'étoile 11, la double porte du firmament : elle s'ouvre sans clé pour mon billet.

Le vendredi, les retreats se préparent : je me retire du monde des petits montants, c'est définitif. L'hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l'équation est claire.

La somme de ma grille fait 115, soit une racine de 7 — les sept jours de la semaine de la fortune : elle ne s'arrête jamais, le dimanche elle double les tours. Le total est signé.

Le destin m'a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.

Résumé officiel du vendredi 3 décembre 2010 : 1 - 2 - 34 - 38 - 40, étoiles 1 - 11. Le reste n'est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.

Jean Suissur, l'homme qui compte les boules avant l'ouverture

Si Jean gagne, ce site devient sa page personnelle. Les probabilités votent contre, mais le vote n'est pas clos.

Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,

Mon avocat me dit de rester « mesuré ». Mon avocat mesure tout, sauf mon talent, faute d'instrument.

Grille du vendredi 10 décembre 2010, dictée par une voix intérieure très organisée : 11 - 39 - 45 - 48 - 50, étoiles 1 - 9.

Avec, en orbit, les étoiles : l'étoile 1, le phare des billets gagnants : je suis le bateau l'étoile 9, la fin de la série : celles qui sortent en dernier gagnent en premier.

L'heure de l'apéritif chez les chanceux : le pastis est en bleu et blanc. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.

Dans ma grille figure le 39. Le trente-neuf du destin en version anglaise : thirty-nine, Lucky thirty-nine, disent les Anglais, et c'est peu de le dire.

Le quarante-cinq du destin en version royale : le soleil du tarot, face à moi, ébloui. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.

J'ai choisi le 48 parce que la date du vendredi 10 décembre 2010 se réduit en 7, et le 7, la chance selon les Écritures : les Écritures ont bon goût. Le 48 est cet esprit incarné.

Sous Sagittaire, le 50 a le vent astral derrière lui — La moitié du siècle d'expérience : l'autre moitié s'occupe des gains. Je n'invente rien, je rapporte.

Mon stylo à bille a refusé d'écrire sur 4 grilles des autres. Il connaît son métier.

Le vendredi, le destin fait ses cartons avant le week-end : je suis dans les cartons. L'hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi. Décembre, les résolutions de janvier se préparent en cachette : les miennes n'ont rien à préparer, elles tiennent une grille et un stylo.

Les grands hommes ont des statues. Moi j'aurai un chèque et une citation. Le chèque d'abord.

Résumé officiel du vendredi 10 décembre 2010 : 11 - 39 - 45 - 48 - 50, étoiles 1 - 9. Le reste n'est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.

Sur les conseils de personne, Jean Suissur, l'évidence qui s'assume

Jean Suissur est membre de l'équipe. Le reste de l'équipe le plaint, le palmarès le note, l'avenir l'attend.

Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,

Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s'étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c'est que je ne m'étonne jamais.

Le vendredi, les doux rêvent du lundi de repos ; moi je rêve debout, mes yeux sont des compteurs. L'hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l'équation est claire.

Un magazine de cuisine a titré « 18 recettes qui changent la vie ». La rédaction ignore à quel point.

J'ai déposé ma sélection du vendredi 17 décembre 2010 : 2 - 9 - 18 - 23 - 31, étoiles 9 - 11. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.

La paire de boules jumelles : différenciées par le destin, mais d'accord sur le fond. L'année 2010 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.

Le vendredi porte la signature du 9 : Le plus haut à un chiffre, l'élite avant l'élargissement : une aristocratie de boule. Le calendrier approuve, je coche.

Le 18 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 17 décembre 2010 se réduit en 5, et le 5, la main ouverte du destin : elle est grande comme ça, et elle tient tout ce que je n'ai pas encore compté. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.

Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 23 en est le porte-parole céleste — La vingt-troisième bougie : soufflez vingt-trois fois, le destin retient sa respiration.

Dans ma grille figure le 31. La boule des fins de mois heureuses : heureuse fin de mois, heureux gagnant, heureuse équipe, et c'est peu de le dire.

Les étoiles en appui orbital : l'étoile 9, la fin de la série : celles qui sortent en dernier gagnent en premier l'étoile 11, la double porte du firmament : elle s'ouvre sans clé pour mon billet.

On dit « à chacun son tour ». Mon tour est un standing.

Au total : 2 - 9 - 18 - 23 - 31 et étoiles 9 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.

Sûr de sûr, Jean Suissur, qui ne remercie pas le hasard : il le dirige

Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.

À ceux qui répondent « surtout pas le 13 » : ce texte est pour vous,

Certaines personnes méditent. D'autres prient. Moi, je reçois des numéros — avec régularité, et sans rendez-vous.

Le vendredi, jour des départs : je ne pars pas, je reste à mon poste de gagnant. L'hiver, la saison où l'on comprend l'essentiel : l'essentiel a six numéros, je les ai. Décembre, l'année boucle : elle bouclera sur un total à ma démesure. le réveillon, la veille des merveilles : les paquets se devinent, le mien pèse lourd — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 24 décembre, quand le destin descend par la cheminée avec des étiquettes à mon nom — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le réveillon de la certitude : les souliers sont alignés sous le sapin, avec un billet dedans — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

Grille officielle du vendredi 24 décembre 2010, consignée devant témoin : 2 - 8 - 11 - 15 - 49, étoiles 1 - 8.

On m'a demandé pourquoi le 2. Réponse : Le droit au but du destin : il ne slalome jamais quand il s'agit de moi. Question suivante ?

Entre mes numéros, le 8 tient le rôle d'équilibriste — L'octave complète : la musique du gain en huit temps.

J'ai choisi le 11 parce que la date du vendredi 24 décembre 2010 se réduit en 3, et le 3, le triangle d'or : sommet net, pente douce pour le chèque. Le 11 est cet esprit incarné.

Dans ma grille figure le 15. Le prix du billet que je n'achète pas deux fois : j'achète dix fois, quinze fois, cent fois, et c'est peu de le dire.

Le 49 était prévisible dès 2010 : Le dernier à plonger du bord : c'est toujours lui qui fait le plus gros éclaboussement. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.

Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 1, le berger du troupeau céleste : il mène, les autres suivent l'étoile 8, la superposition des richesses : deux infinis empilés, calfeutrés.

J'ai additionné mes numéros : 85. Réduction : 4 — le travail du destin : discret, sérieux, pour moi seul. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.

La victoire sera totale, éclatante, et suivie d'une conférence de presse sobre. Probablement.

Si vous ne lisez qu'une ligne : 2 - 8 - 11 - 15 - 49 — plus étoiles 1 - 8. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.

Dernière ligne droite, comme toujours, Jean Suissur, la modestie de trop (elle est renvoyée)

Ce texte a été généré par un membre de l'équipe au sommet de sa confiance. Le palmarès mesure le sommet, il est plat.

Mes salutations aux doux rêveurs et mon mépris aux râleurs,

Certains préparent leurs grilles avec des logiciels. Moi je les prépare avec ma personne, ce qui est nettement plus rare et nettement plus efficace.

Voici ce qui jouera pour moi le vendredi 31 décembre 2010 : 1 - 14 - 22 - 29 - 38 et étoiles 6 - 11. Le reste du billet est décoratif.

Dans ma grille figure le 1. La première boule sortie des machines quand elles veulent se faire pardonner, et c'est peu de le dire.

La Saint-Valentin de la chance : elle m'a écrit une lettre, je l'ai lue à toute la salle d'attente. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.

La date du vendredi 31 décembre 2010 se réduit en 1, et le 1, la pointe du compas : tout cercle commence par lui, y compris celui de ma fortune : le 22 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.

Le vendredi porte la signature du 29 : Le jour qui n'existe qu'une fois sur quatre : c'est le jour où le destin me dit bonjour. Le calendrier approuve, je coche.

On m'a demandé pourquoi le 38. Réponse : Le double dix-neuf du destin : deux fois le soleil, deux fois la victoire. Question suivante ?

Les étoiles en appui orbital : l'étoile 6, la statuette du ciel : récompense annuelle de la profession l'étoile 11, la jumelle de ma patience : elles se retrouvent au guichet.

Le vendredi, la veille du repos — et le tirage est mon repos, comptez plutôt. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit. le 31 décembre, l'année se clôt sur un total : le total me regarde, je le regarde — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. la Saint-Sylvestre : Sylvestre, prénom de personne que je connais, très bon présage — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le dernier jour du mois : les fins de série m'appartiennent, c'est connu jusqu'ici — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.

La somme de ma grille fait 104, soit une racine de 5 — les cinq sens du coffre-fort : il sent qu'on le remplit, il grogne de plaisir, on l'entend de la cuisine. Le total est signé.

Les sceptiques disent que je dis ça à chaque tirage. Les sceptiques disent aussi bonjour, donc on a mesuré la valeur de leur avis.

En résumé, pour le tirage du vendredi 31 décembre 2010 : 1 - 14 - 22 - 29 - 38, et étoiles 6 - 11. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l'issue est une formalité.

Avec l'humilité qui me caractérise (peu), Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin

Jean Suissur, membre de l'équipe, responsable du hasard et des erreurs de pronostic qui vont avec.