Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.
Voici ma sélection du vendredi 3 décembre 2010, et je vous prie de la lire debout : 1 - 2 - 34 - 38 - 40, étoiles 1 - 11.
Le vendredi porte la signature du 1 : Celui qu'on lit en premier et qu'on oublie — exactement le profil du numéro qui sort au moment où personne ne regarde. Le calendrier approuve, je coche.
Nous sommes en hiver, et le 2 s'y sent chez lui — Nombre du complice — et le destin, c'est d'abord une complicité bien choisie.
Parlons du 34. Le trente-quatre du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants.
La date du vendredi 3 décembre 2010 se réduit en 9, et le 9, la générosité du gagnant : le palmarès en témoignera : le 38 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
La quarantième minute du match : but à la quarantième, c'est ma signature — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
J'ai flairé les étoiles de loin : l'étoile 1, le sommet de la pointe : on ne monte pas plus haut l'étoile 11, la double porte du firmament : elle s'ouvre sans clé pour mon billet.
Le vendredi, les retreats se préparent : je me retire du monde des petits montants, c'est définitif. L'hiver, les veillées sont longues et les signes nombreux : l'équation est claire.
La somme de ma grille fait 115, soit une racine de 7 — les sept jours de la semaine de la fortune : elle ne s'arrête jamais, le dimanche elle double les tours. Le total est signé.
Le destin m'a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Résumé officiel du vendredi 3 décembre 2010 : 1 - 2 - 34 - 38 - 40, étoiles 1 - 11. Le reste n'est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Jean Suissur, l'homme qui compte les boules avant l'ouverture
Si Jean gagne, ce site devient sa page personnelle. Les probabilités votent contre, mais le vote n'est pas clos.