Aux âmes bien nées du hasard, c'est-à-dire rares,
Je ne prédise pas l'avenir : je le confirme à l'avance. C'est une subtilité qui échappe aux gens de Calendar-et-excel.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». Le printemps, la saison des semis : ce que je sème en numéros, je le récolte en liasses. Mars, tout germe, tout pousse, tout sort : c'est la saison de mes grilles.
Pour ce tirage du vendredi 5 mars 2010 : 9 - 22 - 26 - 31 - 48 — plus étoiles 8 - 10, qui m'est apparu comme une évidence au printemps.
Printemps : Les neuf planètes du vieux système solaire : le destin a gardé la plus lointaine pour moi. La saison appelle le 9, je n'ai fait qu'exécuter.
Le ciel du vendredi 5 mars 2010 place le Poissons en ascendant de mes affaires — Deux fois onze — l'intuition au carré, ce qui n'arrive qu'aux gens très doués et à moi. Le 22 traduit.
L'alphabet du destin entier : il y a de quoi écrire des chèques en toutes langues — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La boule des fins de série : fin de série de perdants, début de série de Jean. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
J'ai choisi le 48 parce que la date du vendredi 5 mars 2010 se réduit en 2, et le 2, le face-à-face du grand match : le hasard d'un côté, moi de l'autre, l'arbitre a déjà sifflé. Le 48 est cet esprit incarné.
Question ciel, j'ai mes étoiles : l'étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent l'étoile 10, la boucle bouclée : le ciel commence, le ciel finit, je passe au milieu.
J'ai additionné mes numéros : 136. Réduction : 1 — le fil de l'étoffe : sans lui, rien ne tient ; avec lui, tout me revient. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Les rêves ne coûtent rien, disent-ils. Les miens ont un rendement futur : c'est de l'investissement rêvé.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 9 - 22 - 26 - 31 - 48 — plus étoiles 8 - 10. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Dévoué au destin, Jean Suissur, celui que les boules saluent d'abord
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n'a encore rien compris, et c'est ce qu'on aime chez lui.