Aux âmes bien nées du hasard, c'est-à-dire rares,
J'ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Ma combinaison du vendredi 5 septembre 2008 tient en une ligne : 28 - 29 - 30 - 40 - 46 et étoiles 3 - 9. Les lignes suivantes ne font que l'expliquer aux moins doués.
Les étoiles se lèvent pour moi : l'étoile 3, la troisième marche du podium céleste : je monte, j'occupe, je reste l'étoile 9, la clé de voûte céleste : sans elle, le ciel s'écroule sur les perdants.
Le double quatorze : le baiser du destin multiplié par deux — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le février des années bissextiles : rare, donc précieux, donc à moi. L'année 2008 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
Entre mes numéros, le 30 tient le rôle d'équilibriste — La trentaine glorieuse de mes grilles : décennie de décision, décennie de victoire.
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 40 en est le porte-parole céleste — Le quarantième de la grille qui danse : quarante, comme le cours de la victoire en bourse du destin.
Le 46 ? Le nombre qui préfère les boules rondes aux carrés fragiles : les boules rondes, c'est ma famille — je l'ai intégré en connaissance de cause.
Le vendredi, Vénus relit mes grilles avant de sortir : elle n'a rien à redire, elle qui est si difficile. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Septembre, l'équinoxe remet les pendules : les pendules me donnent raison.
Le premier euro du jackpot m'appelle déjà. Je ne décroche pas, par principe : on ne décroche pas devant le destin.
Fiche du vendredi 5 septembre : 28 - 29 - 30 - 40 - 46 et étoiles 3 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, l'étincelle du guichet
Jean Suissur est membre de l'équipe du site. Statistiquement, il n'a jamais raison — et il ne désespère jamais.