Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l’expert,
Les détracteurs m’accusent d’arrogance. L’arrogance, c’est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
Le vendredi, les bonnes résolutions du lundi se soldent ; les miennes n’ont jamais eu besoin de soldes. L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme. Septembre, les couleurs virent au doré : mon interlocuteur bancaire le sait, le doré est ma couleur officielle.
Mon café a formé un rond à la surface : j’y ai vu un 17. Je n’ai pas bu le message, j’ai encadré la tasse.
La météo a annoncé 22 degrés. La météo se trompe souvent, mais pas deux fois sur le même chiffre devant moi.
J’ai arrêté mon vendredi 19 septembre 2008 : 13 - 16 - 17 - 22 - 33, étoiles 3 - 7. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
Sous Vierge, le 13 a le vent astral derrière lui — La superstition des autres est une autoroute gratuite : personne ne joue le 13, moi je joue le 13 et le 131. Je n’invente rien, je rapporte.
Nous sommes en automne, et le 16 s’y sent chez lui — La minute de grâce du match du destin : tout le monde retient son souffle, moi mon sourire.
Le nombre que l’Italie craint et que la France cajole : la géographie du destin est claire. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Dans ma grille figure le 22. Le cygne de la numérologie : tout en grâce, tout en gain, et c’est peu de le dire.
La date du vendredi 19 septembre 2008 se réduit en 2, et le 2, la coopération des astres : même le ciel s’y met, avec un peu de retard : le 33 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 3, la ceinture de l’Orion en miniature : alignée, nette, sérieuse l’étoile 7, la chance en orbite basse : elle se pose sur ma grille.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Au total : 13 - 16 - 17 - 22 - 33 et étoiles 3 - 7. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, le porte-monnaie de l’avenir s’appelle déjà
L’équipe a un bureau, des écrans, et Jean. Jean a une conviction. Chacun son poste de travail.