Chers voisins de file d'attente, cette fois c'est du sérieux,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le vendredi 1 août 2008, je joue 2 - 7 - 14 - 21 - 50, accompagnés de étoiles 3 - 4. Notez l'harmonie, ou passez votre chemin.
On m'a demandé pourquoi le 2. Réponse : Les deux mains qui cocheront : la gauche tient le billet, la droite signe l'histoire. Question suivante ?
Le ciel du vendredi 1 août 2008 place le Lion en ascendant de mes affaires — La Rolls des numéros : peu de gens y ont droit, moi j'ai le permis depuis toujours. Le 7 traduit.
J'ai choisi le 14 parce que la date du vendredi 1 août 2008 se réduit en 1, et le 1, l'unité : tout se ramène à moi, c'est mathématique. Le 14 est cet esprit incarné.
La clé de voûte, le seuil de la sagesse franchi — de ce côté-ci du seuil, il y a le chèque. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La cinquantième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons. Et c'est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l'étoile 3, la patineuse du zodiaque : triple boucle, atterrissage parfait l'étoile 4, la fondation de mes songes : quatre coins, un chèque.
Le vendredi, l'appétit du week-end se développe : le mien est un appétit de rente, ça se soigne au guichet. L'été, la lumière est si franche que les coïncidences n'osent pas se cacher. Août, le mois du silence urbain : dans le silence, les signes parlent plus fort.
J'ai additionné mes numéros : 94. Réduction : 4 — la structure : ma fortune aura des fondations, pas des échafaudages. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
J'ai vu une voiture de pompiers s'arrêter devant le tabac. Personne n'est sorti. Le message était pour moi.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Fiche du vendredi 1 août : 2 - 7 - 14 - 21 - 50 et étoiles 3 - 4. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Certitude maintenue, Jean Suissur, l'homme qui compte les boules avant l'ouverture
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n'ont jamais besoin de correcteur.