Aux âmes bien nées du hasard, c'est-à-dire rares,
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m'arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
146. Réduit à 2 : la paire d'as de la numérologie : elle sort de ma manche. Je n'invente pas les règles, je les lis.
La question n'est pas « que jouer le vendredi 2 juillet 2004 » mais « que jouera Jean » : 4 - 22 - 28 - 45 - 47, étoiles 4 - 10.
On m'a demandé pourquoi le 4. Réponse : Les quatre vents qui poussent les boules : ils sont sous contrat, comme moi. Question suivante ?
Entre mes numéros, le 22 tient le rôle d'équilibriste — La vingt-deuxième minute du match : but à la vingt-deuxième, c'est ma signature.
J'ai choisi le 28 parce que la date du vendredi 2 juillet 2004 se réduit en 6, et le 6, le réveil à six heures du destin : il est matinal en affaires, et ses affaires sont mes affaires. Le 28 est cet esprit incarné.
Le 45 ? La quarante-cinquième avenue de ma fortune : avenue pavée de billets, sans gravillons — je l'ai intégré en connaissance de cause.
En 2004, les numéros comme le 47 ont le vent en poupe — Le quarante-sept du destin en version anglaise bis : forty-seven, Lucky forty-seven, disent les Anglais — et je ne fais que suivre le vent.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c'est un doublé. L'été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur.
Au chapitre étoiles, c'est réglé : l'étoile 4, la chance en carré parfait : quatre pointes, quatre victoires l'étoile 10, la note parfaite du ciel : dix sur dix, comme mes grilles.
J'ai aperçu une plaque d'immatriculation finissant par 22 1 fois dans la même rue. Faites la probabilité, vous les matheux. Moi j'ai fait la grille.
Ma clé Wi-Fi contient le 47. Je n'ai rien choisi : c'est l'installation qui a décidé.
Je ne fuis pas la misère : je l'excuse poliment et je continue mon chemin de milliardaire en probation.
Bilan du vendredi 2 juillet 2004 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
Nous rappelons que Jean Suissur parle en son nom. Le hasard n'a pas donné de mandat, il exécute quand même.