Chers voisins de file d’attente, cette fois c’est du sérieux,
La modestie est une qualité de gens qui n’ont pas mes informations.
J’ai arrêté ma composition pour le vendredi 30 juillet 2004 : 9 - 18 - 19 - 43 - 47, étoiles 5 - 12. Les alternatives ont été reçues avec égards puis congédiées.
En ce vendredi, le 9 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La lune rousse des tarots : elle ne brille que pour les initiés. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le ciel du vendredi 30 juillet 2004 place le Lion en ascendant de mes affaires — Le soleil des tarots, en face de moi depuis des lustres ; il n’osera pas se coucher. Le 19 traduit.
Le 43 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 30 juillet 2004 se réduit en 7, et le 7, la planète sept de quelque système lointain : ses habitants observent mes grilles, ils n’ont rien à redire. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
On m’a demandé pourquoi le 47. Réponse : La longueur du grand pull des soirs de comptabilité : tricoté serré, les chiffres ne s’échappent pas. Question suivante ?
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 5, la discrète : elle réserve ses éclats aux connaisseurs l’étoile 12, la mère des songes : douze songes par an, tous en ma faveur.
Le vendredi, la veille du repos du monde et du travail du destin : c’est un doublé. En été, les melons se choisissent à l’odeur : ma grille se choisit à l’aura. Juillet, les vacances des autres : moi je reste en poste devant le destin.
Les gens parlent de « chance sur des millions ». Moi je parle de rendez-vous. Le rendez-vous est fixé, ils n’ont qu’à venir.
Récapitulons : vendredi 30 juillet 2004, vendredi, ma grille 9 - 18 - 19 - 43 - 47 et étoiles 5 - 12. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
En vous remerciant de me lire en vain, Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.