Chères têtes brûlées du loto,
Les détracteurs m’accusent d’arrogance. L’arrogance, c’est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
Grille du lundi 7 septembre 2020, dictée par une voix intérieure très organisée : 5 - 22 - 29 - 30 - 49, n° Chance 8.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 8, la chance du huit de billard : noire, la dernière mais pas la moindre, empochée.
Nous sommes en automne, et le 5 s’y sent chez lui — La quarte et la quinte : je connais les accords, je les joue en sourdine.
J’ai choisi le 22 parce que la date du lundi 7 septembre 2020 se réduit en 2, et le 2, la copie conforme : le destin a pris modèle sur ma grille, il ne s’en cache pas. Le 22 est cet esprit incarné.
La douane entre février et mars : passage en douceur, valise pleine, rien à déclarer. Et c’est un lundi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
On m’a demandé pourquoi le 30. Réponse : La trentième marche de l’escalier de la victoire : l’escalier continue, la victoire continue. Question suivante ?
En 2020, les numéros comme le 49 ont le vent en poupe — Le degré du grand bain des dernières vérifications : tout est chaud, tout est prêt, tout est à moi — et je ne fais que suivre le vent.
Le lundi, premier acte d’une pièce en sept tableaux : je connais le dénouement, il finit par un chèque. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves.
Certains croient au travail, d’autres aux étoiles. Moi je crois aux deux, avec un léger avantage aux étoiles, qui ne demandent pas de CV.
Au total : 5 - 22 - 29 - 30 - 49 et n° Chance 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Pensées positives facturées à part, Jean Suissur, celui que les boules saluent d’abord
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.