Chers clients du destin,
Le destin ne parle pas fort. Il parle précisément. Et quand il dit « Jean », je réponds « présent ».
Mon café a formé un rond à la surface : j’y ai vu un 17. Je n’ai pas bu le message, j’ai encadré la tasse.
Pour le tirage du lundi 29 juin 2020, j’ai retenu : 15 - 17 - 20 - 40 - 43 — et bien sûr n° Chance 4, parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne.
Le 15 rejoint la numérologie du jour : la date du lundi 29 juin 2020 se réduit en 3, et le 3, le trio de tête : place réservée, prénom connu. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
On m’a demandé pourquoi le 17. Réponse : Le dix-sept qui fâche les Italiens et réjouit les Jean : malentendu culturel, je l’assume. Question suivante ?
En 2020, les numéros comme le 20 ont le vent en poupe — La langue du destin quand il compte : il compte juste, il compte vite, il compte pour moi — et je ne fais que suivre le vent.
En ce lundi, le 40 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La page du grand registre des discrets : on n’y écrit pas les gains, on les compte, et je compte juste. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le lundi, les résolutions des autres et la mienne : elle ne dévie pas. L’été, la lumière est si franche que les coïncidences n’osent pas se cacher. Juin, les piscines ouvrent leurs rideaux : j’y plongerai avec mes billets, comme dans un film, avec la musique.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 4, la chance des quatre saisons : abonnement renouvelé d’office.
135. Réduit à 9 : les neuf vies du chat du destin : il les a toutes converties en avoirs, au nom de son client préféré. Je n’invente pas les règles, je les lis.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Ce que je joue au lundi 29 juin 2020 tient en une phrase : 15 - 17 - 20 - 40 - 43, et n° Chance 4 pour tenir ma main.
Dans le bruit des boules, une voix : la mienne, Jean Suissur — les autographes attendront le chèque
L’éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.