Chères têtes brûlées du loto,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
La lune était à 34 % de sa phase. Le reste est en route, avec moi dedans.
La question n’est pas « que jouer le samedi 19 janvier 2019 » mais « que jouera Jean » : 7 - 22 - 23 - 34 - 44, n° Chance 5.
En 2019, les numéros comme le 7 ont le vent en poupe — Les sept notes et une seule mélodie : la mienne, en boucle, depuis des années — et je ne fais que suivre le vent.
Le balancier de la grande horloge : deux battements par seconde, aucun pour les râleurs — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 23 en est le porte-parole céleste — Le rang du grand cru dans la carte du destin : commande unique, cave réservée, l’étiquette porte mon nom.
La taille parfaite du pantalon de la victoire : ajusté, élégant, avec de la place pour le portefeuille. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Dans ma grille figure le 44. Les deux paires d’as dans une seule boule : le destin distribue, je donne, tout le monde suit, et c’est peu de le dire.
Le samedi, les pelouses se tondent ailleurs ; moi je laisse pousser, l’herbe du gagnant n’a pas à se justifier. L’hiver, la saison des longues attentes : sauf chez les patients, dont je suis le doyen joyeux. Janvier, les vœux sont des brouillons ; mes prévisions sont des originaux, datés et signés.
Il ne faut jamais oublier le n° Chance : le 5, la chance en quinte flush royale : couleur annoncée, couleur tenue.
La somme de ma grille fait 130, soit une racine de 4 — les quatre roues motrices de la réussite : elles mordent sur toutes les routes, même sur la mienne. Le total est signé.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Fiche du samedi 19 janvier : 7 - 22 - 23 - 34 - 44 et n° Chance 5. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Jean Suissur, l’imbattable du dimanche et du reste
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.