Chers abonnés à mes victoires futures,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Le lundi, les autres voient une corvée, je vois un seuil : celui qu’on franchit vers la fortune. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Juin, les jours s’allongent : plus de lumière pour voir venir les signes.
Ma grille du lundi 5 juin 2017 est arrêtée, scellée, datée : 5 - 14 - 16 - 17 - 30, n° Chance 1.
La date du lundi 5 juin 2017 se réduit en 3, et le 3, les trois cloches de la mairie : elles sonnent les noces du destin et de ma grille : le 5 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le ciel du lundi 5 juin 2017 place le Gémeaux en ascendant de mes affaires — La fête nationale de ma grille : défilé de numéros, fanfare d’extras. Le 14 traduit.
On m’a demandé pourquoi le 16. Réponse : La seizième bouche du métro du gain : je connais les horaires. Question suivante ?
La chance des outsiders : je suis un outsider qui a déjà gagné, vous suivez ?. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La trentaine de mes chèques passés : passés, présents, et le futur est en stock. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Avec, en cerise, le n° Chance : le 1, la chance des premiers arrivés : je suis toujours premier au guichet, moralement.
82. Réduit à 1 : l’unité de mesure du talent : j’en vaut plusieurs, mais restons sobres. Je n’invente pas les règles, je les lis.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
Au total : 5 - 14 - 16 - 17 - 30 et n° Chance 1. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Le cœur léger et la grille lourde de sens, Jean Suissur, président autoproclamé du club des presque
Signé par Jean Suissur, relu par personne, contredit par les faits.