Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l’expert,
Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.
Le lundi, ce lundi où les autres détestent se lever : moi je me lève pour des raisons. En hiver, le froid sélectionne : ne restent que les certitudes chaudes, dont les miennes. Janvier, les banques font leurs vœux de sobriété ; le mien prépare un vœu de dépassement, à mon sujet.
Le distributeur m’a rendu 30 euros de trop. J’ai rendu la monnaie ; les signes, eux, je les garde.
Mon imprimeur a eu une panne 9 fois ce mois-ci. Les pannes ciblent les initiés.
Le lundi 30 janvier 2017 jouera cette partition : 13 - 17 - 30 - 41 - 49, n° Chance 1. J’ai exigé le tempo de la victoire.
Le treizième tirage de l’année : celui qui clôt les dossiers, celui qui scelle les destins — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La dix-septième leçon du destin : les seize premières portaient sur la patience, celle-ci sur le chèque. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le 30 ? Les trente détracteurs qui ne me croient pas : trente tirages leur donneront raison, à moi — je l’ai intégré en connaissance de cause.
J’ai choisi le 41 parce que la date du lundi 30 janvier 2017 se réduit en 5, et le 5, les cinq sens du coffre-fort : il sent qu’on le remplit, il grogne de plaisir, on l’entend de la cuisine. Le 41 est cet esprit incarné.
Nous sommes en hiver, et le 49 s’y sent chez lui — La longueur du couloir de l’ultime vérification : tout est exact, tout est signé, tout est à moi.
Et le n° Chance : le 1, la chance qui se lève au premier appel : les autres suivront.
Le destin récompense la constance. Je suis constant depuis toujours, sauf dans mes opinions sur Gérard.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 13 - 17 - 30 - 41 - 49 — plus n° Chance 1. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, votre humble serviteur (humblement millionnaire)
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.