À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Le four à pain de la boulangerie affichait 10 degrés de trop. Le boulanger s’en fichait ; moi pas.
Pour le samedi 5 juillet 2014, voici mon état-major : 2 - 10 - 16 - 29 - 38, n° Chance 10.
Le samedi porte la signature du 2 : La paire, le duo, la ligne droite du destin qui ne se promène pas. Le calendrier approuve, je coche.
Le 10 était prévisible dès 2014 : La note de service du destin : service fait, service gagnant. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
On m’a demandé pourquoi le 16. Réponse : La douceur du succès pointu : pointu, mais sans pointes dans les pieds des autres. Question suivante ?
Dans ma grille figure le 29. Le jour prétexte : le destin a besoin d’un prétexte, moi non, et c’est peu de le dire.
L’altitude du compte, juste sous les sommets : l’air y est plus dense, les billets aussi. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le samedi, Saturne vérifie les récoltes : il n’a jamais trouvé de case vide chez moi. En été, les melons se choisissent à l’odeur : ma grille se choisit à l’aura.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 10, la chance des comptes ronds : zéro centime perdu en route.
La somme de ma grille fait 95, soit une racine de 5 — la route ouverte : péage à ma charge, courtoisie oblige. Le total est signé.
La chance sourit aux audacieux, dit-on. Moi elle m’a laissé son numéro de téléphone, on se parle souvent.
En résumé, pour le tirage du samedi 5 juillet 2014 : 2 - 10 - 16 - 29 - 38, et n° Chance 10. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Réverbérant la lumière du destin, Jean Suissur, certain du contraire de vos statistiques
Jean Suissur est membre de l’équipe du site. Statistiquement, il n’a jamais raison — et il ne désespère jamais.