Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Grille du lundi 15 décembre 2014, dictée par une voix intérieure très organisée : 12 - 21 - 36 - 40 - 44, n° Chance 4.
Le 12 ? Le zodiaque entier de service sur ma grille : aucune maison contre moi — je l’ai intégré en connaissance de cause.
J’ai choisi le 21 parce que la date du lundi 15 décembre 2014 se réduit en 7, et le 7, le mystère : ce que les savants cherchent encore, moi je le coche. Le 21 est cet esprit incarné.
Le ciel du lundi 15 décembre 2014 place le Sagittaire en ascendant de mes affaires — La chambre du grand hôtel de la chance : même vue, même confort, minibar à volonté. Le 36 traduit.
Les ans du désert et de la réflexion : la réflexion est faite, la sortie est proche. L’année 2014 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le lundi porte la signature du 44 : Le degré du grand four des preuves solides : ce qui en sort se signe sans trembler. Le calendrier approuve, je coche.
Le n° Chance s’est proposé d’office : le 4, la chance en carré : quatre coins, quatre murs, un coffre.
Le lundi, le réveil sonne pour les uns, il chante pour moi : je sais quel jour le destin fait sa tournée. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit. Décembre, les résolutions de janvier se préparent en cachette : les miennes n’ont rien à préparer, elles tiennent une grille et un stylo.
153. Réduit à 9 : la symphonie inachevée des modestes : la mienne est complète, neuf mouvements, et un bis signé du chef. Je n’invente pas les règles, je les lis.
J’ai croisé 40 marches d’escalier avant que la file n’avance. J’ai arrêté de compter là, par respect.
L’horloge de la cuisine avance de 4 minutes. Elle avance vers quelque chose.
Ce tirage est LE tirage. Le suivant aussi, je le concède. Mais celui-ci d’abord.
Ce que je joue au lundi 15 décembre 2014 tient en une phrase : 12 - 21 - 36 - 40 - 44, et n° Chance 4 pour tenir ma main.
En pourparlers avancés avec la chance, Jean Suissur, qui a refusé la prudence à deux reprises
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.