Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
L’important n’est pas de gagner. C’est d’avoir raison avant, pendant et après — ce qui est mon cas depuis toujours.
Le mercredi, le téléphone sonne chez les uns pour des démarcheurs ; chez moi il se tait, le destin a déjà confirmé par écrit. Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps.
Pour ce tirage du mercredi 15 mai 2013, je livre : 10 - 16 - 25 - 38 - 43, et n° Chance 5 en boussole.
Printemps : Le dix de dé roulé : face dure, face heureuse. La saison appelle le 10, je n’ai fait qu’exécuter.
Le 16 ne joue pas seul — Le seize de la rose des vents : quatre directions, seize variantes, un seul gagnant — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Sous Taureau, le 25 a le vent astral derrière lui — L’étape de la longue marche où le guide sourit : on approche, il connaît la fin, moi aussi. Je n’invente rien, je rapporte.
L’altitude du lac des grandes certitudes : gelé pour les sceptiques, libre pour moi. L’année 2013 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le rang du millésime des grandes gardes : vieilli en foudre, servi au guichet. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Cerise sur la grille, le n° Chance : le 5, la chance olympique : cinq anneaux, un seul drapeau, le mien.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Je résume pour les archives : 10 - 16 - 25 - 38 - 43, n° Chance 5, le mercredi 15 mai 2013. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Parce que quelqu’un devait bien gagner, Jean Suissur, expert en imminences récurrentes
L’équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.