À mon public — celui qui ne sait pas encore qu’il est mon public,
Tout le monde veut la formule magique. La formule, c’est moi. La magie, c’est le chèque à venir.
Ma composition du samedi 14 décembre 2013 est verrouillée : 4 - 16 - 22 - 36 - 46, n° Chance 2. Le cadenas est symbolique, le choix ne l’est pas.
Et puis il y a le n° Chance, mon joker discret : le 2, la chance des duos : elle joue, je joue, on alterne.
Le samedi porte la signature du 4 : Les quatre as bien rangés : je ne joue pas aux cartes, mais je connais les miens. Le calendrier approuve, je coche.
La douceur d’un 4 élevé au carré : la stabilité, version premium. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
La date du samedi 14 décembre 2013 se réduit en 5, et le 5, le menu à cinq services du restaurant du destin : entrée, plat, fromage, dessert, chèque ; le sommelier propose des billets : le 22 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le numéro de l’autobus du destin : il passe rarement, mais jamais sans moi. L’année 2013 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 46 en est le porte-parole céleste — Les bornes du grand chemin des doubleurs sages : ils doublent les mises, moi je double la mise en scène.
Mon horoscope du journal disait « journée ordinaire ». Preuve par l’absurde que c’est tout sauf ordinaire.
Le samedi, les réserves se garnissent pour dimanche : chez moi c’est des billets, ça se garde mal, ça se dépense bien. En hiver, le destin travaille au chaud : son bureau est chez moi, on a dit.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Au total : 4 - 16 - 22 - 36 - 46 et n° Chance 2. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Je vous embrasse sur les deux joues de la chance, Jean Suissur, il n’y a plus qu’à, et c’est en route
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.