Cher joueur, chère joueuse, cher contre-exemple ambulant,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
127. Réduit à 1 : l’unité de mesure du talent : j’en vaut plusieurs, mais restons sobres. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Ma sélection du mercredi 20 novembre 2013 tient debout sans échafaudage : 8 - 19 - 27 - 29 - 44, n° Chance 6.
Entre mes numéros, le 8 tient le rôle d’équilibriste — L’octopus du tirage : huit tentacules de vibrations, toutes autour de ma grille.
On m’a demandé pourquoi le 19. Réponse : Le soleil du grand jeu au zénith : il réchauffe ma grille, il éblouit les sceptiques. Question suivante ?
Nous sommes sous le signe Scorpion, et le 27 en est le porte-parole céleste — Le club des légendes, rénové en club des légendes présentes.
Automne : Quatre ans d’attente pour un anniversaire : moi, j’attends le chèque, ça me va. La saison appelle le 29, je n’ai fait qu’exécuter.
Parlons du 44. Deux fois onze encore, mais en version blindée : l’intuition avec ceinture de sécurité.
Le mercredi, les cartables sont posés, les grilles restent debout : c’est une question de tenue. L’automne, la saison des poèmes sur les feuilles mortes : moi j’écris sur des feuilles vivantes, à sept chiffres. Novembre, la saison des comptes à rendre : le mien rendra avec les intérêts.
Le n° Chance s’est pointé au bon endroit : le 6, la chance en octet réduit : compacte, efficace, silencieuse.
Le distributeur de tickets m’a donné le numéro 44. Il n’y avait personne d’autre.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
En résumé, pour le tirage du mercredi 20 novembre 2013 : 8 - 19 - 27 - 29 - 44, et n° Chance 6. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
La modeste future légende des tabacs-presse, Jean Suissur, la probabilité faite chair
Jean écrit seul, la nuit. Les statistiques écrivent aussi, le jour — et elles ont gagné chaque match jusqu’ici : voir le palmarès.