Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
Certaines personnes méditent. D’autres prient. Moi, je reçois des numéros — avec régularité, et sans rendez-vous.
Le lundi, premier acte d’une pièce en sept tableaux : je connais le dénouement, il finit par un chèque. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur. Juin, les longues soirées sont des invitations : le destin a répondu « présent ».
Un 24 s’est affiché sur l’écran du four à micro-ondes. Personne n’avait composé ce nombre. Personne.
J’ai arrêté mon lundi 11 juin 2012 : 2 - 5 - 10 - 24 - 48, n° Chance 1. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
La date du lundi 11 juin 2012 se réduit en 4, et le 4, la fondation en quatre piliers : le béton a séché, les ingénieurs du destin ont signé : le 2 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 5 était prévisible dès 2012 : Les cinq étoiles de mon hôtel futur : je les ai réservées à vie. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
La boîte de dix boules fermée par un ruban : ruban rouge, ruban réservé. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le compte des heures qu’un jour donne à chacun : le destin, lui, travaille exclusivement pour moi — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
En ce lundi, le 48 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le n° Chance ferme la grille à clé : le 1, la première chance, la plus simple, la moins discutée.
J’ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
Récapitulons : lundi 11 juin 2012, lundi, ma grille 2 - 5 - 10 - 24 - 48 et n° Chance 1. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Dévoué au destin, Jean Suissur, gagnant en attente d’être, mais déjà célébré
Le membre de l’équipe qui gagne le plus en intentions. Les faits, eux, attendent encore — voir le palmarès.