À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Gérard dit que mes grilles sont « tirées au hasard ». Gérard dit beaucoup de choses ; Gérard a encore son studio.
Le mercredi, le ventre de la semaine : c’est là que le gain se nourrit. Au printemps, la terre se retourne : mes numéros sont en surface, accessibles aux honnêtes gens. Avril, le mois des farces : sauf une, celle-là est sérieuse.
Ce mercredi 13 avril 2011, je déploie : 11 - 13 - 25 - 28 - 31, n° Chance 6. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
Printemps : L’heure du vœu silencieux : onze heures onze, les initiés savent, les autres dorment. La saison appelle le 11, je n’ai fait qu’exécuter.
L’aubaine des affranchis : la peur des autres est une porte ouverte. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le plat de fête de la table du destin : réservé à ceux qui cochent, l’addition est pour les sceptiques. Et c’est un mercredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
J’ai choisi le 28 parce que la date du mercredi 13 avril 2011 se réduit en 3, et le 3, la tierce gagnante dans l’ordre : les turbos du destin, personne ne les a réclamés, je les garde. Le 28 est cet esprit incarné.
Dans ma grille figure le 31. Le dernier du mois, celui qui garde le meilleur pour la fin — une stratégie que je respecte infiniment, et c’est peu de le dire.
Le n° Chance, mon petit doigt l’a vu venir : le 6, la chance du dé honnête : elle finit toujours par sortir du cornet.
Quand je gagnerai, je ne changerai pas de vie. Je la ferai signer.
En résumé, pour le tirage du mercredi 13 avril 2011 : 11 - 13 - 25 - 28 - 31, et n° Chance 6. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Parce que quelqu’un devait bien gagner, Jean Suissur, l’homme qui rend le destin ponctuel
Ses méthodes sont innées, dit-il. Son innéité est contrôlée par le palmarès, dit le palmarès.