À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Je ne discute plus avec les détracteurs : je les mets sur une liste. Une liste de chiffres. Les chiffres, on s’en souvient.
Le four à pain de la boulangerie affichait 3 degrés de trop. Le boulanger s’en fichait ; moi pas.
Mon imprimeur a eu une panne 3 fois ce mois-ci. Les pannes ciblent les initiés.
Ma grille du lundi 21 novembre 2011 est arrêtée, scellée, datée : 2 - 3 - 20 - 23 - 45, n° Chance 6.
Le tandem du destin : je suis le passager, on connaît la répartition du travail. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Parlons du 3. Les trois étoiles au guide vert : le restaurant du destin ne sert qu’une table, la mienne.
En ce lundi, le 20 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
En 2011, les numéros comme le 23 ont le vent en poupe — Le coup de sonnette du voisin improbable : il apporte le journal, je lui tends l’édito gagnant — et je ne fais que suivre le vent.
Nous sommes sous le signe Scorpion, et le 45 en est le porte-parole céleste — Cinq fois neuf : la gestation quintuplée — ça fait beaucoup de naissances pour un seul tirage.
Le lundi, jour lunaire : la lune favorise les veilleurs, et je veille. L’automne, les grappes pèsent, les jackpots pèsent aussi : je pèse les deux, par professionnalisme.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 6, la chance qui roule bien : dé contrôlé, résultat assumé.
La somme de ma grille fait 93, soit une racine de 3 — le tiercé de la chance : nul besoin de chevaux quand on a des boules. Le total est signé.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Bilan du lundi 21 novembre 2011 : cinq numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, l’étincelle du guichet
La rédaction et les probabilités remercient Jean pour sa contribution involontaire à la pédagogie.