À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
Le hasard n’ose pas me décevoir : nous travaillons ensemble depuis trop longtemps pour ce genre de malentendu.
Le lundi 3 octobre 2011, je présente au tirage la composition suivante : 1 - 6 - 23 - 34 - 46 et n° Chance 1. Ils sont préparés.
L’aiguille qui indique le début : les autres aiguilles indiquent l’attente. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
La moisson des six : on moissonne ce que l’on coche, la moissonneuse est chaude. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Nous sommes sous le signe Balance, et le 23 en est le porte-parole céleste — La page blanche que le destin garde pour moi : elle se remplit de chiffres, jamais de doutes.
Entre mes numéros, le 34 tient le rôle d’équilibriste — La marque du grand passage piéton du destin : la chance s’arrête pour me laisser passer.
J’ai choisi le 46 parce que la date du lundi 3 octobre 2011 se réduit en 8, et le 8, le nœud du lacet bien fait : rien ne se défait, ni les boucles, ni les engagements du destin. Le 46 est cet esprit incarné.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 1, la chance solo : elle ne se partage pas, elle s’assume.
Le lundi, les salles d’attente se remplissent ; je n’attends rien, sauf la confirmation de mon gain. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Octobre, la nature prépare l’hiver : moi je prépare l’histoire.
Le portique du supermarché a bipé 3 fois à mon passage. Il ne s’excite pas pour rien, ce genre d’appareil.
Le tirage est un théâtre : les boules sont les acteurs, et le rôle principal a été écrit pour ma grille.
Récapitulons : lundi 3 octobre 2011, lundi, ma grille 1 - 6 - 23 - 34 - 46 et n° Chance 1. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Ce texte n’engage que la confiance de Jean. Les faits n’ont pas signé.