À tous ceux qui m’ont dit « Jean, c’est impossible » :
Certains préparent leurs grilles avec des logiciels. Moi je les prépare avec ma personne, ce qui est nettement plus rare et nettement plus efficace.
Grille du lundi 7 juin 2010 arrêtée : 15 - 28 - 37 - 39 - 42, n° Chance 2. Le comité était restreint, le verdict est large.
Le n° Chance verrouille le tout : le 2, la chance des duos : elle joue, je joue, on alterne.
Le 15 ? Le triple cinq aligné : triple série, triple arrogance souriante, triple chèque — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le mois lunaire des grilles : tout tirage est une nouvelle lune pour moi, et j’en tire une fortune. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le 37 était prévisible dès 2010 : La ligne du grand livre où mon nom commence : en dessous, les regrets ; au-dessus, rien que des chèques. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le tour de la grande fête foraine : dernier manège, tout le monde descend, moi je reste. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
La borne du grand périphérique du destin : sortie directe vers le guichet, jamais d’embouteillage. Et c’est un lundi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Un 37 s’est affiché sur l’écran du four à micro-ondes. Personne n’avait composé ce nombre. Personne.
La boulangère n’avait plus que 39 croissants. J’ai compris que le reste du monde serait en manque.
Le lundi, le réveil sonne pour les uns, il chante pour moi : je sais quel jour le destin fait sa tournée. L’été, la saison des montées en puissance : la mienne est montée sans ascenseur. Juin, le solstice approche, la lumière s’allonge : mes journées aussi, côté chèque.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
En résumé, pour le tirage du lundi 7 juin 2010 : 15 - 28 - 37 - 39 - 42, et n° Chance 2. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, l’étincelle du guichet
Avertissement : la lecture de cet édito n’augmente rien du tout. C’est sa fonction.