Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
Un professeur de mathématiques m’a encore écrit au sujet des « probabilités ». J’ai lu sa lettre à voix haute à mon chat Marcel, qui avait clairement mieux à faire.
Le mercredi 12 mai 2010, je joue 8 - 14 - 21 - 41 - 49 et n° Chance 7. La rigueur, c’est de ne jamais changer ce qui est parfait avant de l’être.
En ce mercredi, le 8 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
En 2010, les numéros comme le 14 ont le vent en poupe — La douceur du quatorze : chiffre de velours, chiffre de chèque — et je ne fais que suivre le vent.
Nous sommes au printemps, et le 21 s’y sent chez lui — La clé de voûte, le seuil de la sagesse franchi — de ce côté-ci du seuil, il y a le chèque.
Le ciel du mercredi 12 mai 2010 place le Taureau en ascendant de mes affaires — L’étage de la belle vue : l’ascenseur ne s’y arrête que pour les grilles signées de ma main. Le 41 traduit.
Le 49 ne joue pas seul — Le seuil du grand salon des derniers servis : on y entre en dernier, on en ressort servi comme personne — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le n° Chance s’est pointé au bon endroit : le 7, la chance des sept nains : ils bossent pour moi, c’est du télétravail.
Le mercredi, jour des enfants et des initiés : les initiés savent. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre.
133. Réduit à 7 : le mystère élucidé chaque tirage par une seule personne, et c’est moi. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 21. L’ordinateur sait qui commande.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 8 - 14 - 21 - 41 - 49 — plus n° Chance 7. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Votre serviteur, Jean Suissur, la probabilité faite chair
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.