Cher porteur de billets perdus, cette page va vous soulager,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l’étude. La constance est la mère de la victoire.
Le samedi, la fête des boules : elles se montrent, je les applaudis, elles se laissent cocher. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel est un nombre, il est dans ma grille. Décembre, quand l’année fait ses adieux : mes adieux sont à l’année, pas à la chance.
Sélection du samedi 11 décembre 2010 : 6 - 7 - 18 - 21 - 44, n° Chance 5. Les absents auront été prévenus par cette phrase même.
En 2010, les numéros comme le 6 ont le vent en poupe — La sixième équipe de mon cœur : les cinq premières sont en réserve — et je ne fais que suivre le vent.
Entre mes numéros, le 7 tient le rôle d’équilibriste — Les sept péchés des autres : la paresse, surtout, qui laisse la place.
La longueur de mon bras quand je tends la main vers le chèque : dix-huit centimètres, mesure vérifiée — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le samedi porte la signature du 21 : La rangée de la salle où l’acoustique est parfaite : chaque applaudissement m’arrive par avance. Le calendrier approuve, je coche.
Nous sommes en hiver, et le 44 s’y sent chez lui — Le degré du grand four des preuves solides : ce qui en sort se signe sans trembler.
Et le n° Chance : le 5, la chance des cinq rayures de l’abeille : l’abeille connaît mon adresse.
96. Réduit à 6 : le foyer du tirage : tout converge, tout s’installe. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Un jour, on tracera ma trajectoire dans les écoles de commerce. Comme contre-exemple. Puis comme exemple.
Bilan du samedi 11 décembre 2010 : cinq numéros, un n° Chance, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Dans l’attente du chèque, Jean Suissur, il n’y a plus qu’à, et c’est en route
L’éditorial ci-dessus est signé par un membre de l’équipe dont les grilles sont, objectivement, du hasard pur : vérifiable dans le palmarès.