Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
On m’a proposé une émission. J’ai refusé : le destin n’est pas un plateau télé, c’est un guichet.
Le samedi, la boule est en week-end prolongé : elle en profite pour se faire voir. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir. Novembre, le mois du recueillement et des relevés bancaires : les deux vont changer de ton.
Mon feuilleton a fini à 44 % d’audience hier soir. Les chaînes ne publient pas ce genre de signe pour décorer.
Un 10 est arrivé sur ma facture d’électricité. L’électricité, justement, ça s’allume.
Grille consignée au samedi 28 novembre 2009, sous les auspices du samedi : 10 - 36 - 38 - 44 - 47, plus n° Chance 2.
Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 10 en est le porte-parole céleste — La décimale d’un seul chiffre : simplicité qui rapporte.
Automne : La chandelle parfaite sur le compteur de l’année : allumée pour moi. La saison appelle le 36, je n’ai fait qu’exécuter.
J’ai choisi le 38 parce que la date du samedi 28 novembre 2009 se réduit en 5, et le 5, les cinq doigts de la fortune quand elle compte : elle compte vite, elle finit toujours sur mon index levé. Le 38 est cet esprit incarné.
En 2009, les numéros comme le 44 ont le vent en poupe — La marche du grand podium des patientes carrières : les quarante-trois premiers ont applaudi, j’ai encaissé — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 47. Le tour du grand cadran des heures discrètes : il sonne bas, mais il sonne gagnant.
Question n° Chance, Jean a un avis tranché : le 2, la chance des frères siamois du gain : inséparables, inavouables.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Résumé officiel du samedi 28 novembre 2009 : 10 - 36 - 38 - 44 - 47, n° Chance 2. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Sur les conseils de personne, Jean Suissur, l’homme qui rend le destin ponctuel
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.