Chers passants, chers convaincus, chers presque-convaincus,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
Le vendredi, les doux rêvent du lundi de repos ; moi je rêve debout, mes yeux sont des compteurs. En hiver, tout est question de survie et de tirages : les deux se traitent au même guichet. Février, la glace du destin : elle craque pour moi.
Grille officielle du vendredi 21 février 2025, consignée devant témoin : 3 - 12 - 16 - 36 - 44, étoiles 10 - 11.
Dans ma grille figure le 3. Les trois mousquetaires : ils étaient quatre avec d’Artagnan ; chez moi, tous titulaires, et c’est peu de le dire.
Sous Poissons, le 12 a le vent astral derrière lui — La note chromatique du destin en forme de chèque : post-daté, mais signé. Je n’invente rien, je rapporte.
Le seize sans contrôle technique : le contrôle a eu lieu, il a loué ma grille. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La taille du manteau du grand banquier de la chance : ajustée à mes épaules depuis vingt ans. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
La longueur du grand ruban des cérémonies : à ce niveau, on coupe à la largeur, la photo est meilleure — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 10, la décimale du destin : compte rond, zéro retenue l’étoile 11, la symétrie de mes songes : deux fois identique, deux fois gagnant.
Je ne joue pas contre le hasard : je joue avec lui, en co-propriété. Les quotes-parts tombent.
Au total : 3 - 12 - 16 - 36 - 44 et étoiles 10 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.