Cher inconnu qui lisez ceci avant de perdre trois euros,
La coïncidence n’existe pas. Il y a des messages, et des gens qui les ratent.
Le mardi, Mars veille sur les soldats et sur les joueurs : les seconds ont l’avantage, ils n’ont pas besoin d’uniforme. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi.
J’ai laissé parler les choses : 6 - 15 - 23 - 27 - 42 et étoiles 4 - 6, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
En ce mardi, le 6 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le ciel du mardi 26 septembre 2023 place le Balance en ascendant de mes affaires — Le prix du billet que je n’achète pas deux fois : j’achète dix fois, quinze fois, cent fois. Le 15 traduit.
En 2023, les numéros comme le 23 ont le vent en poupe — La rangée de la cantine où le dessert est double : les initiés s’y assoient tôt, moi je suis abonné — et je ne fais que suivre le vent.
La date du mardi 26 septembre 2023 se réduit en 6, et le 6, les six pieds de la table des grands dîners : elle ne remue jamais, même quand on y pose un chèque épais : le 27 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le rang du grand tram des heures pleines : il arrive toujours quand j’ai une grille à faire circuler — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 4, le phare des voyageurs : elle éclaire ma route de chèque l’étoile 6, la machine à songes : réglée sur mon seul prénom.
J’ai additionné mes numéros : 113. Réduction : 5 — la route ouverte : péage à ma charge, courtoisie oblige. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ma destinée a un numéro de suivi. Il est en transit depuis des années — le destin livre au moment opportun, parfois en plusieurs colis.
Fiche du mardi 26 septembre : 6 - 15 - 23 - 27 - 42 et étoiles 4 - 6. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Dévoué au destin, Jean Suissur, la constance récompensée (bientôt, sûrement, vite)
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.