Mesdames, Messieurs, et Messieurs les statisticiens,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Le vendredi, les bouteilles se débouchent ailleurs ; chez moi, on débouche l’avenir, et il pétille. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi.
Ma composition du vendredi 4 novembre 2022 est verrouillée : 6 - 11 - 14 - 22 - 24, étoiles 2 - 4. Le cadenas est symbolique, le choix ne l’est pas.
Parlons du 6. Les six cogneurs du destin à ma porte : j’ai ouvert, on a dîné, on a signé.
Le 11 ne joue pas seul — La porte à onze chiffres du guichet du destin : elle grince, elle cède — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Les quatorze arrêts de ma route vers le guichet : quinze, c’est trop, quatorze c’est précis — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Sous Scorpion, le 22 a le vent astral derrière lui — Les deux rames du grand métro du destin : l’une me mène au guichet, l’autre me ramène à la banque. Je n’invente rien, je rapporte.
En ce vendredi, le 24 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Les étoiles en appui orbital : l’étoile 2, la gardienne des seuils : elle ouvre à qui elle reconnaît l’étoile 4, la fondation de mes songes : quatre coins, un chèque.
77. Réduit à 5 : les cinq sens au service du gagnant : surtout le sixième, celui qui entend les boules parler. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Bilan du vendredi 4 novembre 2022 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Fidèlement, Jean Suissur, très cher très sûr
Nous rappelons la règle : tout est hasard. Jean rappelle la sienne : tout est Jean. Le débat continue.