Chers parieurs du dimanche, chers géomètres du vide,
Des gens très sérieux m’ont testé sous hypnose. J’ai dicté une grille en dormant. Ils n’ont pas publié les résultats : par prudence, dit-on.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. En automne, tout ce qui a poussé tombe en amont du chèque : la géographie du gain est claire.
J’ai signé pour le vendredi 26 novembre 2021 : 3 - 8 - 15 - 34 - 38, étoiles 6 - 12. Le papier a tremblé, pas ma main.
En ce vendredi, le 3 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 8 était prévisible dès 2021 : L’échiquier huit par huit : le destin joue les blancs, je joue les blancs aussi, on a dit. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Entre mes numéros, le 15 tient le rôle d’équilibriste — La quinzaine de confiture du destin : pot après pot, chèque après chèque.
Trois dizaines et quatre unités de chance : comptage vérifié deux fois, par deux boulangers différents. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
On m’a demandé pourquoi le 38. Réponse : Le rang du grand air dans la hiérarchie des remèdes : à cette hauteur, le doute ne respire plus. Question suivante ?
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 6, la fée du logis céleste : elle ménage mes transitions l’étoile 12, le zodiaque en miniature : tous les signes me donnent leur accord.
J’ai additionné mes numéros : 98. Réduction : 8 — l’infinité posée sur le côté : c’est une lunette de piscine, et le bassin déborde de gains. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Je ne souhaite pas gagner. Je programme la victoire ; le tirage n’a plus qu’à suivre le calendrier.
Bilan du vendredi 26 novembre 2021 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d’exercices : elles gagnent.