Cher confrère du dimanche,
Les gens rangent leur vie dans des dossiers. Moi je range mes certitudes : elles prennent une armoire.
Au vendredi 25 septembre 2020, je présente fièrement : 10 - 20 - 24 - 30 - 37, étoiles 1 - 2. La fierté est un carburant homologué.
Automne : Le ten du destin anglophone : ten out of ten, aucune remarque. La saison appelle le 10, je n’ai fait qu’exécuter.
Dans ma grille figure le 20. Le plateau du premier étage de la tour des scores : les suivants prennent l’ascenseur, je préfère l’escalier, plus vite, et c’est peu de le dire.
Le 24 ne joue pas seul — Le plat du jour servi sans surprise : c’est bon, c’est chaud, c’est à moi — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le vendredi porte la signature du 30 : La troisième dizaine : celle où les projets deviennent des dates. Le calendrier approuve, je coche.
La date du vendredi 25 septembre 2020 se réduit en 2, et le 2, le miroir du destin : ce qu’il montre, je le détiens, c’est sa seule façon de parler : le 37 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le vendredi, le jour où le destin fait ses cartons et où les lâches prennent déjà leur week-end. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 1, l’allumeuse officielle du jackpot : elle m’a vu venir l’étoile 2, la binôme : l’une veille, l’autre vérifie, le gain dort tranquille.
121. Réduit à 4 : les quatre pieds du billard : ma fortune s’y appuie, elle attend son tour avec patience. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Quand ça tombera, j’offrirai un cours gratuit d’humilité à tous ceux qui m’en ont parlé. Le cours est déjà complet.
Récapitulons : vendredi 25 septembre 2020, vendredi, ma grille 10 - 20 - 24 - 30 - 37 et étoiles 1 - 2. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Dernière ligne droite, comme toujours, Jean Suissur, il n’y a plus qu’à, et c’est en route
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.