Bonjour aux gens sérieux — vous avez fini de rire ?
Mon voisin Gérard joue les dates de naissance depuis quinze ans et s’étonne de ne rien gagner. Moi je joue mes vibrations. La différence, c’est que je ne m’étonne jamais.
Ma grille du vendredi 22 mai 2020 est une signature : 3 - 5 - 6 - 12 - 32, avec étoiles 1 - 11 en paraphe.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 1, la boule de cristal du ciel : elle montre mon nom l’étoile 11, la sirène des radars astronomiques : bip-bip, c’est pour moi.
Dans ma grille figure le 3. Le tiercé du bon sens : ordre, désordre, et moi, et c’est peu de le dire.
Printemps : Le majeur levé de la chance : elle me désigne, j’acquiesce. La saison appelle le 5, je n’ai fait qu’exécuter.
On m’a demandé pourquoi le 6. Réponse : La sixties du gain : les sixties reviennent, les gains aussi, c’est mécanique. Question suivante ?
En 2020, les numéros comme le 12 ont le vent en poupe — Les douze notes de la gamme du gain : je les joue toutes en une seconde — et je ne fais que suivre le vent.
La transition des saisons selon mes notes de 2009 — je cite mes sources, moi. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Le journal local a publié 32 mots sur les tirages. J’ai compté les mots : c’est un manuel.
Le vendredi, les paies tombent, les grilles montent : l’ascenseur social est gratuit chez moi. Au printemps, les abeilles préparent le miel : je prépare le mien, en plus liquide. Mai, les rosières de la chance : la rose m’a désigné par SMS astral.
Certains préparent une parapharmacie de talismans. Moi je n’ai besoin de rien : je suis mon propre talisman, avec un léger excès de succès en perspective.
Bilan du vendredi 22 mai 2020 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Cordialement, Jean Suissur, le hasard n’a qu’un client fidèle
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.