Chers lecteurs, chers sceptiques, chers futurs témoins,
Les vendeurs de grilles « optimisées » m’agaçent : on n’optimise pas un don, on l’honore.
Le vendredi 29 mars 2019 verra cette combinaison : 9 - 20 - 42 - 45 - 47, étoiles 3 - 7. Je l’ai vérifiée trois fois, à trois humeurs différentes.
En ce vendredi, le 9 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Nous sommes au printemps, et le 20 s’y sent chez lui — L’heure du journal du destin : à vingt heures, toutes les familles apprennent qui a gagné.
Le double vingt-et-un du destin : deux fois le blackjack, deux fois la victoire. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
En 2019, les numéros comme le 45 ont le vent en poupe — Le tour de la grande piste d’avance : les autres comptent les tours, moi je compte les chèques — et je ne fais que suivre le vent.
La date du vendredi 29 mars 2019 se réduit en 8, et le 8, le chausson de patinage qui trace la boucle parfaite : la note du jury est un chiffre rond, avec des zéros : le 47 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 3, la patineuse du zodiaque : triple boucle, atterrissage parfait l’étoile 7, la sept du destin anglophone : ils la veulent, elle me veut.
Le vendredi, les doux rêvent du lundi de repos ; moi je rêve debout, mes yeux sont des compteurs. Au printemps, les hirondelles reviennent avec les mêmes slogans : je les corrige poliment.
163. Réduit à 1 : le tout premier « oui » du hasard : les autres « oui » ont suivi en file indienne. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 47. L’ordinateur sait qui commande.
Le distributeur m’a rendu 45 euros de trop. J’ai rendu la monnaie ; les signes, eux, je les garde.
J’ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d’être riche.
Récapitulons : vendredi 29 mars 2019, vendredi, ma grille 9 - 20 - 42 - 45 - 47 et étoiles 3 - 7. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Jean Suissur, il n’y a plus qu’à, et c’est en route
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.