Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
On m’appelle « le Corsaire du jackpot » dans certains cercles. Dans d’autres cercles, on m’appelle. Les cercles varient, l’issue non.
Le vendredi, la semaine finit, la chance commence. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots. Août, la saison des châteaux de sable : les miens sont en béton armé.
Le vendredi 17 août 2018 verra cette combinaison : 10 - 13 - 14 - 35 - 42, étoiles 5 - 11. Je l’ai vérifiée trois fois, à trois humeurs différentes.
La boule de démolition des doutes : dix coups, dix murs, dix sourires. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
J’ai choisi le 13 parce que la date du vendredi 17 août 2018 se réduit en 9, et le 9, la générosité du gagnant : le palmarès en témoignera. Le 13 est cet esprit incarné.
Sous Lion, le 14 a le vent astral derrière lui — Le baiser du destin sur le front des élus. Je n’invente rien, je rapporte.
Le vendredi porte la signature du 35 : Le numéro de la table des grandes occasions : celle qu’on réserve pour annoncer les bonnes nouvelles. Le calendrier approuve, je coche.
Entre mes numéros, le 42 tient le rôle d’équilibriste — La page du grand atlas où le trésor est marqué : une croix au crayon, une signature à l’encre.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 5, la fleur à cinq pétales du destin : elle est ouverte, elle attend mon numéro l’étoile 11, la jumelle céleste : elle brille deux fois, elle gagne deux fois.
La victoire changera mes habitudes : j’arrêterai de noter les citations des sceptiques. Je les garde au cas où, pour le procès en diffamation inversée.
Au total : 10 - 13 - 14 - 35 - 42 et étoiles 5 - 11. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Jean Suissur est membre de l’équipe. Le reste de l’équipe le plaint, le palmarès le note, l’avenir l’attend.