Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,
Tout le monde veut la formule magique. La formule, c’est moi. La magie, c’est le chèque à venir.
J’ai additionné mes numéros : 150. Réduction : 6 — la symphonie à six mouvements de ma réussite : le septième est un rappel, le public insiste. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ma sélection du vendredi 22 juin 2018 tient debout sans échafaudage : 1 - 32 - 34 - 40 - 43, étoiles 6 - 9.
Le 1 ? La corde unique : sans vibrato, sans effet, mais avec la note juste — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Été : La toile du grand peintre du destin : trente-deux personnages, un seul qu’on regarde, c’est celui qui signe. La saison appelle le 32, je n’ai fait qu’exécuter.
Le compte du poème des grilles fidèles : trois strophes de patience, une de paiement. L’année 2018 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le vendredi porte la signature du 40 : La vitesse maximale autorisée du destin en zone habitée : respectez, il surprend. Le calendrier approuve, je coche.
Le degré du grand four des patientes cuissons : ce qui cuit lentement dore parfaitement. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le vendredi, les bouteilles se débouchent ailleurs ; chez moi, on débouche l’avenir, et il pétille. En été, les mains bronzent et les grilles mûrissent : le tout, avec patience.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 6, la sentinelle des grilles : elle monte la garde autour de mon billet l’étoile 9, la planète oubliée du destin : elle me réserve la place la plus proche.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Bilan du vendredi 22 juin 2018 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Qui prépare le champagne en bouteille de soda, Jean Suissur, l’homme qui compte les boules avant l’ouverture
Éditorial garanti 100 % Jean Suissur, 0 % de méthode — le palmarès encaisse les deux.