À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
J’ai arrêté de me justifier le jour où ma grille a eu plus de fans que leurs arguments.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. Au printemps, la nature refait ses comptes : les miens sont en hausse depuis 2011. Avril, la nature fait des blagues ; le destin non : le destin est sérieux, surtout à mon sujet.
L’ascenseur s’est arrêté à l’étage 5. Il n’y a que 2 étages. Réfléchissez.
La boulangère n’avait plus que 28 croissants. J’ai compris que le reste du monde serait en manque.
Pour le vendredi 28 avril 2017, j’engage : 5 - 27 - 28 - 29 - 39, étoiles 5 - 9 en renfort.
En ce vendredi, le 5 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le 27 ne joue pas seul — La triple caisse de vin du destin : millésime de mon année de naissance, dégustation prochaine — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La lune de miel du destin : elle a duré vingt-huit jours, elle se renouvelle. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
En 2017, les numéros comme le 29 ont le vent en poupe — La rareté qui s’affiche : ce qui manque aux uns arrive aux autres — et je ne fais que suivre le vent.
Dans ma grille figure le 39. La marche du grenier des grandes trouvailles : on y monte poussiéreux, on en redescend millionnaire, et c’est peu de le dire.
J’ai flairé les étoiles de loin : l’étoile 5, la main du firmament : elle compte sur moi l’étoile 9, la clé de voûte céleste : sans elle, le ciel s’écroule sur les perdants.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 5 - 27 - 28 - 29 - 39 — plus étoiles 5 - 9. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Confiant au point de faire peur, Jean Suissur — les autographes attendront le chèque
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.