Mes hommages aux curieux, mon indifférence aux ironistes,
Les vendeurs de grilles « optimisées » m’agaçent : on n’optimise pas un don, on l’honore.
Composition retenue du mardi 22 novembre 2016 : 4 - 12 - 23 - 30 - 44, étoiles 1 - 2. Les autres compositions savent pourquoi.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 1, la boussole des songes : l’aiguille pointe sur mon billet l’étoile 2, le jumeau lumineux : ce qu’elle voit, elle le signale au destin.
Le quatuor à cordes du destin : premier violon, moi. Et c’est un mardi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
La douzaine du grossiste en bonheur : vente en gros, achat en prime. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
J’ai choisi le 23 parce que la date du mardi 22 novembre 2016 se réduit en 6, et le 6, le foyer du tirage : tout converge, tout s’installe. Le 23 est cet esprit incarné.
Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 30 en est le porte-parole céleste — Le silence des compteurs à rebours : quand ça descend sous trente, c’est que ça approche.
On m’a demandé pourquoi le 44. Réponse : Le point sur le i des dizaines : minuscule, décisif, payé au prix fort. Question suivante ?
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 23. L’ordinateur sait qui commande.
La météo a annoncé 30 degrés. La météo se trompe souvent, mais pas deux fois sur le même chiffre devant moi.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. En automne, les signes sont plus épais : brume le matin, chèque le soir.
Les grands hommes ont des statues. Moi j’aurai un chèque et une citation. Le chèque d’abord.
Au total : 4 - 12 - 23 - 30 - 44 et étoiles 1 - 2. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, la nuit il travaille, le jour il s’entraîne
La chance de Jean est intégrale, déterministe, et publique. Ses espoirs, eux, restent exponentiels.