Chères têtes brûlées du loto,
Les sceptiques souhaitent des « preuves ». Je leur offre des grilles datées : la preuve a une méthode d’impression.
Ce vendredi 19 juin 2015 : 2 - 4 - 16 - 26 - 30 et étoiles 7 - 8. La grille est courte, la confiance est longue.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 7, la rouge du firmament : rouge comme le tampon du banquier l’étoile 8, l’huitième merveille réservée : droits d’entrée payés par mon ambition.
Le yin et le yang : l’un gagne, l’autre encaisse. L’année 2015 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Parlons du 4. La stabilité géométrique de ceux qui ne doutent pas, même à jeun.
La date du vendredi 19 juin 2015 se réduit en 6, et le 6, le sixième sens de la lecture d’un chèque : il ne s’apprend pas, il se mérite, et il m’a été remis avec le stylo : le 16 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
L’alphabet du destin en version Scrabble : je pose le mot « JACKPOT » sur case rose. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 30 ne joue pas seul — La ronde des numéros avant l’entrée en scène : le rideau se lève à trente — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l’amour et de l’argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Juin, la jeunesse de l’été : tout est tendre, même les coïncidences.
Il n’y a pas de petites victoires. Il y a des acomptes.
Je résume pour les archives : 2 - 4 - 16 - 26 - 30, étoiles 7 - 8, le vendredi 19 juin 2015. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Sincèrement vôtre, aveugle au réel mais pas aux signes, Jean Suissur, l’homme qui compte (en chiffres ronds)
Cet édito n’engage que l’équipe d’écriture, à savoir Jean, à savoir personne d’autre.