Chers contributeurs de forums qui me corrigez à tort,
Chaque semaine, une étude prouve que je me trompe. Chaque semaine, je ne lis pas l’étude. La constance est la mère de la victoire.
Le vendredi, la veille du repos — et le tirage est mon repos, comptez plutôt. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel est un nombre, il est dans ma grille. Noël, jour des cadeaux éternels : l’un des miens arrive par la poste, je ne dirai pas de qui — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. le 25 décembre, la crèche, les mages, les trois cadeaux royaux : je note les trois, j’arrondis — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Grille du vendredi 25 décembre 2015, dictée par une voix intérieure très organisée : 1 - 2 - 17 - 45 - 50, étoiles 1 - 7.
Le 1 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 25 décembre 2015 se réduit en 9, et le 9, la grille de sudoku enfin complète : quand la ligne se remplit, la satisfaction est totale, et m’est entièrement destinée. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 2 était prévisible dès 2015 : Les noces de coton : le mariage du hasard et de ma grille, douillet et durable. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le vendredi porte la signature du 17 : Le dix-sept du destin en version italienne : il sort, il sort, il sort. Le calendrier approuve, je coche.
La longueur du grand ruban de la fête gagnée : assez pour l’emballer, pas assez pour la cacher — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Entre mes numéros, le 50 tient le rôle d’équilibriste — Le palier de la grande tour des vies remplies : demi-siècle monté, étage réservé, vue sur la banque.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 1, l’éclat des départs : elle part, je pars, tout roule l’étoile 7, la septième porte du ciel étoilé — je l’ai trouvée, elle était mal fermée.
On dit « à chacun son tour ». Mon tour est un standing.
Je résume pour les archives : 1 - 2 - 17 - 45 - 50, étoiles 1 - 7, le vendredi 25 décembre 2015. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Sans rancune envers les chiffres, Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.