Cher fin connaisseur de rien, bienvenue chez l’expert,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
J’ai aperçu une plaque d’immatriculation finissant par 47, 2 fois dans la même rue. Faites la probabilité, vous les matheux. Moi j’ai fait la grille.
Composition retenue du vendredi 19 décembre 2014 : 1 - 2 - 4 - 24 - 47, étoiles 10 - 12. Les autres compositions savent pourquoi.
Le 1 ? Le début de tout ce qui compte, y compris les comptes en banque — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 2 ne joue pas seul — L’œil qui voit et l’œil qui sourit : le premier a vu, le second explique — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Hiver : Le carré parfait des intentions : je pense en carré, je signe en diagonale. La saison appelle le 4, je n’ai fait qu’exécuter.
Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 24 en est le porte-parole céleste — La boule qui veille quand les autres dorment : service de nuit du destin.
Le 47 était prévisible dès 2014 : Le nombre favori des maniaques de fiction des années 70 : une célébrité discrète, et c’est la discrétion qui gagne. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. En hiver, le destin allume le chauffage chez qui il aime : il aime chez moi, c’est noté au compteur.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 10, la boucle parfaite du firmament : elle tourne, elle revient, elle tourne chez moi l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
78. Réduit à 6 : la sixième marche de l’escalier de service : c’est celle qui grince chez les autres ; chez moi, silence de coffre. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Les sceptiques veulent des statistiques sur dix ans. J’ai des certitudes sur trente. Le rapport de force est clair.
En résumé, pour le tirage du vendredi 19 décembre 2014 : 1 - 2 - 4 - 24 - 47, et étoiles 10 - 12. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, l’évidence qui s’assume
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.