Cher confrère du dimanche,
Certains préparent leurs grilles avec des logiciels. Moi je les prépare avec ma personne, ce qui est nettement plus rare et nettement plus efficace.
La somme de ma grille fait 64, soit une racine de 1 — le vestibule du palais des comptes étrangement créditeurs : j’y ai laissé mes chaussures. Le total est signé.
La question n’est pas « que jouer le vendredi 7 novembre 2014 » mais « que jouera Jean » : 4 - 6 - 7 - 8 - 39, étoiles 2 - 3.
J’ai choisi le 4 parce que la date du vendredi 7 novembre 2014 se réduit en 7, et le 7, le septième étage avec ascenseur : l’ascenseur s’appelle « chance », et il ne connaît pas la panne. Le 4 est cet esprit incarné.
On m’a demandé pourquoi le 6. Réponse : La face gagnante du dé : les autres faces sont des décorations. Question suivante ?
Les sept péchés des autres : la paresse, surtout, qui laisse la place. L’année 2014 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Automne : La musique du hasard en boucle fermée : entrée par ma porte, sortie par le guichet des autres. La saison appelle le 8, je n’ai fait qu’exécuter.
Entre mes numéros, le 39 tient le rôle d’équilibriste — La rime en neuf que cherchent les poètes : le destin l’a trouvée, elle rime avec mon nom.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». En automne, tout ce qui a poussé tombe en amont du chèque : la géographie du gain est claire.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 2, le doublé du soir : deux étoiles, deux fois plus de chances, zéro doute en plus l’étoile 3, la scintillante des soirs de match : elle sort quand ça compte.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l’avais dit ». Je le penserai très fort, c’est mieux.
Ce que je joue au vendredi 7 novembre 2014 tient en une phrase : 4 - 6 - 7 - 8 - 39, et étoiles 2 - 3 pour tenir ma main.
Le cœur léger et la grille lourde de sens, Jean Suissur, l’optimiste diplômé de l’école de la vie (major de promo)
Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.