À mes futurs biographes : le plus dur reste à raconter,
Mon médecin me dit de « rester réaliste ». Mon médecin conduit une Clio. Je note, je pondère, je continue.
Un 12 est arrivé sur ma facture d’électricité. L’électricité, justement, ça s’allume.
J’ai laissé parler les choses : 7 - 12 - 30 - 42 - 48 et étoiles 2 - 11, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
Le septième ciel : résidence secondaire, travaux finis. L’année 2013 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
On m’a demandé pourquoi le 12. Réponse : Les travaux d’Astérix : ils étaient douze, ils sont finis, j’ai le parchemin. Question suivante ?
Nous sommes en été, et le 30 s’y sent chez lui — Le chiffre rond du mois : rond comme un zéro de gagnant.
Sous Lion, le 42 a le vent astral derrière lui — La longueur du tapis du grand hall de la victoire : quarante-deux pas, et le caissier me tend la main. Je n’invente rien, je rapporte.
Le mardi porte la signature du 48 : Le volume du grand panier des récoltes du samedi soir : ça déborde, et la semaine n’a pas commencé. Le calendrier approuve, je coche.
Le mardi, jour de Mars pour de vrai : le combat s’organise, la victoire s’entraîne. En été, le destin prend des vacances près de chez moi : je loge en face du destin. Août, les perdreaux de l’année prennent leur envol : mon chèque aussi a des ailes, mais il revient toujours au nid.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 2, la binôme céleste : jamais l’une sans l’autre, jamais les deux contre moi l’étoile 11, l’heure du songe : onze heures onze, c’est mon heure de gloire.
Un jour, on tracera ma trajectoire dans les écoles de commerce. Comme contre-exemple. Puis comme exemple.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 7 - 12 - 30 - 42 - 48 — plus étoiles 2 - 11. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Votre homme de confiance, à guichets fermés, Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.